Perspectives post-2019 : Le scénario d’un comeback profile à l’horizon

lun, 04/03/2017 - 10:43

Le Président mauritanien a ouvert sa dernière conférence de presse, en rendant en vibrant hommage à l’armée, rappelant les acquis qu’elle a réalisés en matière de sécurisation et de stabilité de ce pays, particulièrement au cours de la dernière décennie.

Un hommage qui m’a conduit à me poser de nombreuses questions à propos d’un Etat de droit où l’armée doit concentrer sa mission à sa vocation républicaine, loin de toute interférence politique.

J’ai  même vu dans cet hommage, les allures d’un comeback de l’arme invisible des indépendants devenus UPR au-devant de la scène, sous l’impulsion de la grande muette, afin de débloquer de nouveau le verrouillage politique consécutif à l’échec du dialogue politique inclusif et à la vive polémique sur les amendements constitutionnels.

S’est-on demandé comme moi à ce propos, si le scénario de 2007, qui avait consacré l’élection des indépendants à la tête du pays (l’ex Président Ould Cheikh Abdallahi), est en train de se préparer de nouveau, surtout que le post 2019, suscite partout, chez les politiques mauritaniens, une bataille difficile dont il faut préparer dès l’instant afin de pouvoir espérer créer l’alternance.

Le récent communiqué publié par l’ex Chef de l’Etat Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi resté bouche cousue malgré les multiples crises qui ont secouées le pays depuis son éviction ; est autre élément qui corrobore cette émergence des indépendants soutenus par les militaires, sous l’ordre d’une « main invisible », explicitée, pou rapppel, par l’ex président de la communauté Urbaine de Nouakchott Ahmed Hamza, quand il faisait allusion à la montée des indépendants sur la scène politique, sous l’initiative officieuse de l’armée.

 

Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi  qui dénonce une volonté d’organiser un coup d’Etat constitutionnel, me conduit à me demander s’il ne cherche pas à tâter le terrain politique, dans l’espoir de retrouver une réhabilitation pour la perspective post-2019.

Une telle réhabilitation semble possible soit avec le soutien de ses amis kakis de 2007, de rebelles au sein de la grande muette ou encore du forum d’opposition, en se présentant comme un candidat à la présidentielle, fédérateur et capitalisant toutes les chances d’unir les forces de cette puissance politique hétéroclite pour affronter le pion du système.

Autant donc des facteurs réunis aujourd’hui, qui placent le pays dans le même contexte politique de 2007 et qui, face à une impasse politique insoluble et à la nécessité pour la Mauritanie, de sortir de la crise, obligent la Nation, de revenir à sa cure politique de 2007 quand Ahmed Hamza prônait un changement dans lequel l’opposition traditionnelle et le système sous toutes ses formes (PRDS, Mithaq, PRDR, indépendants) peuvent évoluer sur des bases saines

 

Ahmed Ould Bettar

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